Évaluer les RPS dans une ESN ou startup tech : méthodologie adaptée

Méthodologies et outils pour diagnostiquer les RPS dans les entreprises tech, ESN et startups

Les Entreprises de Services du Numérique (ESN) et startups tech présentent des spécificités organisationnelles qui nécessitent une adaptation des méthodologies classiques d'évaluation des risques psychosociaux. Turnover élevé (45% partent chez des clients, 43% chez des concurrents selon Numeum 2025), équipes distribuées, culture startup valorisant le surinvestissement, mode projet permanent : autant de particularités qui rendent les grilles d'évaluation généralistes insuffisantes. Cet article présente une méthodologie d'intervention complète, adaptée aux réalités du secteur IT.

Pourquoi les grilles d'évaluation généralistes sont insuffisantes

Des contextes organisationnels spécifiques

ESN : la triple appartenance :

Les collaborateurs d'ESN vivent une situation particulière de triple appartenance :

L'ESN qui les emploie et les paie

Le client chez qui ils sont en mission (parfois pendant plusieurs années)

L'équipe projet transversale avec laquelle ils travaillent quotidiennement

Cette multi-appartenance crée des enjeux de loyauté, de reconnaissance et de soutien social complexes que les questionnaires standards ne capturent pas.

Startups : croissance rapide et instabilité :

Les startups tech se caractérisent par :

Croissance très rapide (ou stagnation/déclin brutal)

Changements organisationnels fréquents (pivots, réorgs)

Culture de l'urgence et de l'engagement total

Incertitude sur la pérennité (levée de fonds, runway)

Jeunesse des équipes et du management

Ces spécificités génèrent des RPS particuliers (insécurité de l'emploi, intensité extrême, immaturité managériale) que les outils classiques n'évaluent pas finement.

Télétravail et équipes distribuées :
Avec 75% des salariés du secteur IT en télétravail régulier, l'évaluation doit intégrer :

L'isolement relationnel

L'hyperconnexion

La fragmentation des collectifs

Les inégalités de conditions de travail à domicile

Des questions inadaptées

Un exemple de question COPSOQ standard : "Avez-vous l'impression que votre travail est apprécié par votre supérieur hiérarchique ?"

Pour un consultant en ESN chez un client : qui est le "supérieur hiérarchique" ? Le manager côté ESN qu'il ne voit jamais ? Le chef de projet client avec qui il travaille quotidiennement ?

Autre exemple : "Pouvez-vous décider vous-même de la façon d'effectuer votre travail ?"

Dans un contexte agile : l'autonomie porte-t-elle sur le "comment" technique (souvent oui) ou sur le "quoi" et le "quand" (souvent non) ? Cette nuance est cruciale mais non captée.

Des facteurs de risque invisibilisés

Les questionnaires généralistes passent à côté de facteurs de risque majeurs dans l'IT :

Le syndrome de l'imposteur (58% des professionnels tech)

L'obsolescence rapide des compétences

Les astreintes et leurs impacts

La pression de vélocité dans les environnements agiles

Le turnover comme norme culturelle

Méthodologie complète d'intervention : 6 phases structurées

Phase 1 : Cadrage et mobilisation (2-4 semaines)

Objectifs :

Comprendre les spécificités de l'organisation

Impliquer les parties prenantes

Définir le périmètre et la méthodologie

Actions concrètes :
  1. Entretiens exploratoires (direction, RH, managers, représentants du personnel) :
- Quels sont les enjeux RPS perçus ?

- Quels événements récents (départs, arrêts maladie, conflits) ? - Quelle est la culture organisationnelle ? - Quels sont les modes de travail (agile, télétravail, astreintes) ?

  1. Analyse documentaire :
- DUERP existant

- Organigramme et évolution des effectifs - Données sociales (turnover, absentéisme, accidents de travail) - Enquêtes de satisfaction existantes - Accords collectifs (temps de travail, télétravail, astreintes)

  1. Constitution du comité de pilotage incluant :
- Direction

- RH - Managers opérationnels - Représentants du personnel (CSE) - Représentants des différents métiers (dev, ops, PO, etc.)

  1. Communication sur la démarche : expliquer à tous les collaborateurs :
- Les objectifs (prévention, pas sanction)

- La méthodologie (anonymat, participation volontaire) - Le calendrier - L'utilisation des résultats

Phase 2 : Diagnostic quantitatif - Questionnaire adapté (4-6 semaines)

Choix de l'outil de base : COPSOQ (Copenhagen Psychosocial Questionnaire) dans sa version française simplifiée (46 questions), qui couvre les 6 dimensions INRS :

Intensité et temps de travail

Exigences émotionnelles

Autonomie

Rapports sociaux

Conflits de valeurs

Insécurité de l'emploi

Adaptations spécifiques IT : Module "Contexte ESN" (si applicable) :

"Vous sentez-vous reconnu par votre manager ESN ?"

"Vous sentez-vous reconnu par le client/équipe sur laquelle vous intervenez ?"

"Avez-vous le sentiment d'appartenir à un collectif de travail ?"

"La durée de vos missions est-elle source d'incertitude ?"

Module "Agilité" :

"Le rythme des sprints est-il soutenable ?"

"Les cérémonies agiles sont-elles source de stress ou d'utilité ?"

"La vélocité est-elle vécue comme une pression ?"

"Pouvez-vous refuser des demandes qui dépassent votre capacité ?"

Module "Astreintes" (pour les profils concernés) :

"Les astreintes perturbent-elles votre vie personnelle ?"

"La compensation des astreintes est-elle équitable ?"

"Vous sentez-vous soutenu lors des interventions critiques ?"

"Le nombre d'astreintes est-il soutenable ?"

Module "Télétravail" :

"Le télétravail contribue-t-il à votre équilibre vie pro/perso ?"

"Vous sentez-vous isolé en télétravail ?"

"Parvenez-vous à déconnecter en fin de journée ?"

"Disposez-vous de conditions matérielles adéquates ?"

Module "Compétences et apprentissage" :

"Ressentez-vous une pression pour maîtriser de nombreuses technologies ?"

"Avez-vous le temps nécessaire pour vous former ?"

"Vous sentez-vous légitime dans vos compétences ?" (syndrome de l'imposteur)

"L'évolution rapide des technologies est-elle source de stress ?"

Déploiement :

Questionnaire en ligne, anonyme, 15-20 minutes

Accessible depuis ordinateurs et mobiles

Relances pour maximiser le taux de participation (objectif

60%+)

Communication transparente sur l'anonymat et la confidentialité

Analyse des résultats :

Scores globaux par dimension

Comparaison avec les normes de référence COPSOQ

Analyses par sous-populations pertinentes (métiers, ancienneté, télétravail/présentiel, ESN/startup)

Identification des "points chauds" (dimensions à risque élevé)

Phase 3 : Diagnostic qualitatif - Entretiens et observations (3-4 semaines)

Le questionnaire quantifie, les entretiens expliquent le "pourquoi" et donnent la chair aux chiffres.

Entretiens individuels semi-directifs (12-20 entretiens d'1h) :
  • Échantillon représentatif (métiers, ancienneté, profils)
  • Guide d'entretien explorant :
- Parcours et vécu du travail

- Facteurs de satisfaction et de difficultés - Exemples concrets de situations stressantes - Propositions d'amélioration

  • Garantie d'anonymat (restitution agrégée uniquement)
Entretiens collectifs / Focus groups (3-5 groupes de 6-8 personnes) :

Groupes homogènes (ex

développeurs juniors, Product Owners, équipes DevOps)

Discussion sur les résultats du questionnaire

Co-construction de solutions adaptées

Dynamique de groupe permettant l'émergence d'idées

Observations en situation (optionnel mais très utile) :

Participation à des cérémonies agiles (daily, rétro, planning)

Observation des conditions de travail (bureaux, open space)

Analyse des outils de communication (verbatims Slack anonymisés)

Compréhension concrète du travail réel vs. travail prescrit

Analyse documentaire complémentaire :

Échanges internes (si accessible et anonymisé)

Comptes-rendus de rétrospectives

Données d'usage des outils (temps de connexion, si éthiquement acceptable)

Phase 4 : Restitution et co-construction du plan d'action (2-3 semaines)

Restitution au CODIR :

Présentation synthétique des résultats quantitatifs et qualitatifs

Identification des facteurs de risque majeurs

Comparaison avec les secteurs d'activité similaires

Premières pistes d'action

Restitution aux équipes :

Présentation accessible et non-stigmatisante des résultats

Focus sur les dimensions à améliorer

Invitation à contribuer aux solutions

Transparence sur les suites données

Ateliers de co-construction (3-5 ateliers de 2h) :

Par thématique identifiée (ex

gestion de la charge, télétravail, astreintes)

Groupes mixtes (management + collaborateurs)

Méthodes participatives (brainstorming, world café, matrices impact/faisabilité)

Priorisation collective des actions

Élaboration du plan d'action :

Structurer les actions selon les 3 niveaux de prévention :

Prévention primaire (agir sur les causes) :

Réorganisation du travail (révision du modèle agile, régulation des astreintes)

Évolution des pratiques managériales

Clarification des rôles et responsabilités

Politique de télétravail équilibrée

Prévention secondaire (renforcer les ressources) :

Formation des managers au management bienveillant

Formation des collaborateurs à la gestion du stress

Développement des compétences techniques (formation continue)

Renforcement du soutien social (rituels d'équipe, mentorat)

Prévention tertiaire (accompagner les personnes en difficulté) :

Cellule d'écoute psychologique

Accompagnement des retours après arrêt maladie

Dispositif d'alerte et d'orientation

Pour chaque action :

Objectif précis et mesurable

Responsable identifié

Échéance

Budget et moyens alloués

Indicateurs de suivi

Phase 5 : Mise en œuvre accompagnée (6-12 mois)

L'erreur classique est de produire un beau plan d'action qui dort dans un tiroir. L'accompagnement dans la mise en œuvre est crucial.

Formations déployées :

Managers

"Détecter et prévenir les RPS dans les équipes tech"

Scrum Masters

"Agilité soutenable et bien-être"

Tous collaborateurs

"Prévention du burn-out et gestion du stress"

RH

"Accompagner les situations de souffrance au travail"

Accompagnement du changement :

Points d'avancement mensuels avec le CODIR

Ajustements du plan selon les retours terrain

Communication régulière sur les avancées

Valorisation des quick wins (actions rapides à impact visible)

Mise en place d'indicateurs de suivi :

Taux de turnover et absentéisme

Nombre d'astreintes et d'interventions

Taux de télétravail et satisfaction associée

Participation aux formations

Évolution des scores COPSOQ (si re-sondage intermédiaire)

Ajustements organisationnels concrets (exemples) :

Réduction du nombre de jours de télétravail max ou introduction de jours communs

Révision du système d'astreintes (rotation, compensation)

Intégration de temps dédié à la formation dans les sprints

Création de rituels de cohésion d'équipe

Clarification des rôles en ESN (manager vs. client)

Phase 6 : Évaluation et pérennisation (après 12-18 mois)

Nouvelle enquête RPS :

Re-déploiement du questionnaire COPSOQ adapté

Comparaison avec les résultats initiaux

Mesure de l'efficacité des actions

Bilan du plan d'action :

Quelles actions ont été mises en œuvre ?

Lesquelles ont eu un impact ?

Lesquelles ont échoué, pourquoi ?

Quels ajustements nécessaires ?

Intégration dans le DUERP :

Mise à jour du Document Unique

Formalisation des risques identifiés

Inscription des mesures de prévention mises en place

Planification du prochain cycle d'évaluation (obligatoire annuellement)

Pérennisation de la démarche :

Création d'un référent RPS en interne

Intégration des indicateurs RPS dans les tableaux de bord RH

Sensibilisation RPS lors de l'onboarding des nouveaux

Suivi RPS lors des entretiens annuels

Rétrospectives agiles incluant systématiquement le bien-être

Spécificités des organisations tech à prendre en compte

Le turnover : donnée structurelle, pas tabou

Dans les ESN et startups, le turnover est souvent élevé (45-50% partent chez des clients ou concurrents). Ce n'est pas nécessairement le signe d'un problème RPS majeur, c'est une réalité du secteur.
Distinguer :
  • Le turnover "sain" : évolution de carrière, opportunités, mobilité géographique
  • Le turnover "pathologique" : fuite d'un environnement toxique, burn-out
Indicateurs à croiser :

Taux de turnover ET ancienneté moyenne au départ ( < 18 mois=signal d'alerte)

Motifs de départ (exit interviews anonymisés)

Turnover par équipe/manager (identifier les points chauds)

La culture startup : valorisation de l'engagement vs. surmenage

Les startups cultivent souvent une culture de l'engagement intense, de la passion, du "change the world". Cette culture peut être stimulante mais aussi glisser vers le surmenage valorisé.

Questions critiques :

L'engagement est-il un choix ou une attente implicite ?

Les horaires étendus sont-ils valorisés ou juste tolérés ?

Peut-on dire "non" ou exprimer ses limites sans stigmatisation ?

Le leadership donne-t-il l'exemple d'un équilibre vie pro/perso ?

Indicateurs d'alerte :

Messages Slack/emails tardifs systématiques de la direction

Absence de congés pris par les leaders

Discours valorisant le "hustle" et les 50h par semaine

Pression implicite pour participer aux événements sociaux hors horaires

Les équipes distribuées : adapter les méthodes

Avec le télétravail massif, l'évaluation doit elle-même être hybride :

Questionnaires en ligne accessibles de partout

Entretiens en visioconférence si nécessaire

Focus groups mixtes présentiel/distanciel

Attention particulière aux personnes 100% remote

La jeunesse des équipes et du management

Dans les startups tech, les managers sont souvent jeunes, promus rapidement, parfois sans formation managériale. Cette immaturité managériale est un facteur de RPS.

Prévention :

Formation managériale systématique des nouveaux managers

Mentorat des managers juniors par des managers expérimentés

Supervision externe pour les situations complexes

Création de communautés de pratique managériales

Cas client anonymisé : ESN de 150 personnes

Contexte

ESN spécialisée en développement web et mobile, 150 collaborateurs, 80% en mission chez des clients, turnover de 35% annuel.
Déclencheur : augmentation des arrêts maladie courts et départs de profils seniors.

Démarche

Phase 1 - Cadrage (3 semaines) :
  • Entretiens avec DG, DRH, 5 managers, 2 représentants CSE
  • Constat : sentiment de "déconnexion" des collaborateurs en mission longue, manque de reconnaissance, charge élevée chez les clients
Phase 2 - Questionnaire (5 semaines) :

COPSOQ adapté + module ESN spécifique

Taux de réponse

68% (102 répondants)

Résultats

scores faibles sur "reconnaissance" (ESN et client), "soutien social", "équilibre vie pro/perso"

Phase 3 - Qualitatif (4 semaines) :

15 entretiens individuels

3 focus groups (consultants en mission, managers, fonctions support)

Verbatims forts

"Je ne sais pas à qui parler quand ça va mal", "On est des numéros", "Mon manager ESN ne sait même pas ce que je fais"

Phase 4 - Restitution et plan d'action (3 semaines) :

Co-construction de 15 actions prioritaires, dont :

Axe 1 : Renforcer le lien ESN-consultant

Points mensuels obligatoires manager-consultant (en présentiel ou visio)

Création de "communautés de pratique" par métier (dev front, back, DevOps) se réunissant mensuellement

Mise en place d'un parrain/marraine pour chaque nouveau consultant

Axe 2 : Régulation de la charge chez les clients

Formation des managers ESN à détecter les surcharges et intervenir auprès des clients

Création d'une "alerte charge" que tout consultant peut déclencher anonymement

Droit au "non" formalisé

possibilité de refuser une prolongation de mission si burn-out

Axe 3 : Reconnaissance et évolution

Refonte du système d'évaluation incluant feedback client + manager ESN

Clarification des parcours d'évolution et grilles salariales

Célébration mensuelle des succès projets (newsletter interne)

Résultats après 18 mois

Quantitatifs :

Turnover

35% → 22%

Absentéisme

-30%

Taux de satisfaction (nouvelle enquête)

+15 points sur "reconnaissance", +12 sur "soutien social"

Qualitatifs :

Climat perçu comme "nettement amélioré" par 75% des répondants

Plusieurs consultants ayant exprimé leur intention de partir sont restés

Managers mieux armés pour détecter et prévenir les situations à risque

Leçons apprises :

L'implication du CODIR dès le départ a été clé

Les actions "low-cost / high impact" (points mensuels, communautés) ont eu plus d'effet que prévu

Le changement culturel (droit au "non", reconnaissance) prend du temps mais est durable

Conclusion : parler leur langue, comprendre leur réalité

Évaluer les RPS dans une ESN ou startup tech ne peut se faire avec des outils standards. Il faut :

Adapter les questionnaires aux spécificités du secteur (agilité, télétravail, astreintes, ESN, syndrome de l'imposteur). Comprendre le contexte : turnover structurel, culture startup, jeunesse des équipes, équipes distribuées ne sont pas des anomalies mais des réalités à intégrer. Parler leur langue : utiliser leur vocabulaire (sprints, vélocité, daily, remote), comprendre leurs outils (Slack, Jira, GitHub), montrer qu'on connaît leur réalité technique. Co-construire : les équipes tech sont habituées à l'agilité et à l'amélioration continue. Les impliquer dans l'identification des problèmes et des solutions augmente l'adhésion et l'efficacité. Agir concrètement : un plan d'action doit être opérationnel, avec responsables, échéances, moyens. Les équipes tech détestent les rapports théoriques sans suite.
L'évaluation des RPS dans ces secteurs n'est pas un exercice de conformité réglementaire, c'est un levier stratégique pour attirer et retenir les talents dans un marché hyper-concurrentiel (45% de difficultés de recrutement selon France Travail). Les organisations qui investissent dans la prévention des RPS se différencient et performent mieux sur le long terme.

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À propos de l'auteur : Emmanuel Diez Perez, consultant RPS et dirigeant d'EDP Conseil & Formation, accompagne depuis 15 ans les ESN, startups et organisations tech dans l'évaluation et la prévention des risques psychosociaux avec des méthodologies adaptées aux spécificités du secteur. Contact : Pour un audit RPS adapté à votre ESN ou startup tech, ou pour une formation à l'évaluation des RPS dans le numérique, contactez EDP Conseil & Formation. Découvrez nos autres articles de la série "RPS dans les métiers du digital, de l'IT et du web" :
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  5. Méthodologies agiles et RPS : concilier flexibilité et préservation de la santé
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  7. Évaluer les RPS dans une ESN ou startup tech : méthodologie adaptée (cet article)